mardi 5 février 2013

La fête de Iemanja ( Yémendja)


Iemanja ou Yemendja est une divinité aquatique dans le panthéon afro-brésilien. Elle est la transposition outre atlantique de notre Mammy wata ( Mami wata). Le 02 février, a lieu à Salvador de Bahia, une célébration qui lui est entièrement dédiée.

Nous parlerons prochainement des liens entre Mammy Wata et Iemanja (yemendja), pour aujourd’hui intéressons seulement à la fête du 02 février, la Candalaria

Cette fête a été crée en 1920. D'après la légende, après une année de mauvaises pêches, les pêcheurs de Bahia devant les difficultés et la faim, se sont tournés vers les divinités africaines.

Ainsi, pour obtenir des pêches plus abondantes, ils se sont remis à vénérer la déesse des eaux et de la mer, la mère des eaux qui est outre atlantique Iemanja ( yemendja)
Appelé initialement « Offrandes à la mère de l'eau », les festivités se sont fait connaître comme « la fête de Iemanja » depuis les années 1960.

Pendant ce festival, le 2 février, La population se réunit sur les plages du Bahia, danse au son des tambours et des chants africains, pour faire des offrandes à la mère de l’eau, Iemanja ( yemendja) : du savon, du parfum, des bijoux et du tissu qui sont jetés à la mer.

Des lettres contenant des demandes et des supplications à la déesse, sont aussi jetées à la mer. Les adeptes attendent pour voir si leurs offrandes sont acceptées par Iemanja (yemendja), ou leur sont rendues par les vagues.

Ses adeptes croient qu’Iemanja (yemandja) enlèverait leurs ennuis avec ses eaux, en plus de leur offrir de l’abondance.

La fête de Iemanja ( Yemendja) est très populaire, des milliers de personnes y participent: Blancs et Noirs, riches et pauvres, Brésiliens ou étrangers.

Elle donne lieu à de nombreuses manifestations culturelles (concerts, démonstrations de capoeira, défilé de groupes carnavalesques, danses et chants traditionnels etc.)

mardi 29 janvier 2013

Les noms de Mammy wata





Mammy wata (Mamy wata, Mami wata) ,  est le nom qui s’est le plus imposé dans l’imagination populaire. Mais ce nom désigne La puissante déesse aquatique africaine, divinité féminine, mi-femme, mi-poisson,  qui a selon les cultures un nom particulier aussi bien en Afrique qu’en Amérique au sein de la diaspora africaine.

Malgré ces noms différents, les attributs et les représentations de la déesse changent peu.

Mammy wata est le nom qu’on lui donne en Afrique de l’ouest, surtout dans la partie littorale. Mais plus spécialement, au Ghana, on l’appelle plus souvent Assaase.

 Dans certaine région du mali, on lui donne le nom de Amma.

Au Dahomey, c’est sous le nom de Nana Buruku, qu’elle est vénérée et adorée.

Au Nigeria, chez les yoroubas, c’est Yemoya, et ce sont les variantes de ce nom qui ont traversées l’atlantique.

Comme ils étaient interdit aux esclaves africains de pratiquer leurs religions traditionnelles en Amérique, ils ont adapté leurs anciens mythes, déesses et croyances au nouveau contexte et créer de nouvelles religions.

La Santeria à cuba, Vaudou à Haïti, Macumba et Cadomble au Brésil, et dans toutes ses religions, la déesse des eaux est toujours vénérée, sous de nouveaux noms, elle est toute aussi puissante et avec les mêmes attributs, ou presque, que notre Mammy wata.

vendredi 25 janvier 2013

Les contraintes du rituel de richesse


serpent boa , emblème de mami wata


Mamy wata ( mami wata, mammy wata) déesse des eaux, donne la richesse à ceux qui la sollicite, mais le rituel de richesse implique le sacrifice d’un être cher, et en plus des contraintes sont associées à cette richesse mystique.

L’argent facile n’existe nul pas, même si Mami wata peut vous couvrir d’or et d’argent, le rituel de richesse est couteux. Car après l’exécution de ce rituel, la personne la plus cher à notre cœur décède.

Mais ce n’est pas tout, en dépit de la richesse et de la popularité, les difficultés ne s’arrêtent pas pour autant.

La richesse mystique obtenue avec Mamy wata ( mami wata, mammy wata) implique des cérémonies et des rituels quotidiens, mais aussi de vivre avec un serpent boa.

Le serpent, l’un des emblèmes de la déesse, est le symbole même de la richesse que Mami wata octroie. Les soins qu’il reçoit et la taille qu’il prend sont proportionnels à la richesse obtenue.

Il vit dans la chambre, dans l’intimité de celui qui a effectué le rituel de richesse. Il exige des soins particuliers, des rituels et de cérémonies quotidiens qui ne doivent être omis sous aucun prétexte.

 De plus le serpent doit être caché, et personne d’autre à part celui qui a effectué le rituel de richesse ne doit le voir.

Il faut observer strictement ses prescriptions, sinon c’est la fin, pas seulement la fin de la richesse, mais aussi le risque de voir son âme dévoré par le serpent et de perdre définitivement la raison.

Le serpent est aussi garant du pacte avec la divinité Mami wata, il reçoit  les nouvelles requêtes, et transmet à travers des rêves les nouvelles recommandations de la déesse.

Il arrive souvent que la divinité impose de nouveaux sacrifices tout aussi pénible que le premier.

mardi 22 janvier 2013

Devenir riche avec Mamy Wata



La divinité Mamy Wata (Mammy wata, Mami wata), a parmi tous ses attributs, le pouvoir de rendre riche et célèbre. De nombreux rituels permettent de rentrer en contact avec la divinité de la mer, et de lui demander la richesse et la célébrité.

Mami Wata s’attache parfois à des hommes, dans ce cas, la richesse et la célébrité sont un cadeau que la déesse offre, sans rien en retour, à part la fidélité et la dévotion.

Bien que cette possibilité existe, elle n’arrive que très rarement. Pour ceux que la richesse obsède, Mami Wata, peut leur offrir  une richesse insolente. Mais pour cela il leur faudra effectuer un rituel que conclura un sacrifice.

Et pas n’importe quel sacrifice, un sacrifice sanglant et douloureux.

En échange de la richesse et de la gloire, Mami Wata n’accepte que le sacrifice d’un être humain, et de celui de la personne la plus aimée.

Nombreuse sont les personnalités, dans nos capitales africaines, que la rumeur populaire soupçonne d’avoir sacrifié des membres de leur famille à Mami Wata pour obtenir la richesse et la gloire.

La divinité, des fois si douce et protectrice, étonne en réclamant un sacrifice si cruelle. Mais telle est Mamy Wata, toujours entre deux mondes, un hybride.

Mais au fond, la richesse ne doit s’obtenir que par l’effort et le travail, la déesse peut être, cherche à punir ceux qui la sollicite pour la richesse d’où la cruauté de la contre partie et la pénibilité des énormes contraintes qui accompagne ce pacte.

Nous parlerons de ces contraintes liées au pacte de richesse la prochaine fois.

samedi 19 janvier 2013

Les cheveux de Mamy Wata








Mamy Wata, la mère des eaux, est une divinité puissante et vénérée. Elle a de nombreux pouvoirs, et ne règne pas que sur les eaux. L’attribut qui lui attire le plus d’adeptes et d’adorateurs, est sa capacité à rendre riche et célèbre.

Mami wata rend riche et célèbre de plusieurs manières dont certaines exigent des sacrifices difficiles, nous en parlerons dans d’autres articles. Nous nous intéresserons à un autre mythe plus poétique, non plus sanglant, ou Mami Wata offre la célébrité et la richesse, sans rien demander en retour, au travers de ses cheveux.

La déesse de la mer offre souvent des cadeaux aux personnes qu’elle aime. Et le plus important de ses cadeaux c’est d’offrir une partie d’elle, ou même de s’offrir totalement.

Une légende, présente chez la plupart des peuples de l’Afrique de l’ouest, suggère que celui qui trouve une mèche des cheveux de Mami Wata, aura la richesse et la prospérité à vie.
 La personne qui trouve un cheveu de Mamy Wata, ne connaîtra plus jamais de difficulté financière, et l’argent, et la célébrité, l’accompagneront tous les jours de sa vie.

Mais comment trouver les cheveux de la déesse et obtenir ainsi la richesse ?

Pour beaucoup, seule la personne que Mamy Wata aime et veut récompenser, arrive à trouver les précieux cheveux, par hasard sur la plage, ou au bord d’un cours d’eau.
Pour d’autres, un coup de chance peut suffire. Car il arrive souvent que la déesse sorte de l’eau et visite le monde des hommes, il n’est donc pas impossible qu’elle perde une mèche de ses cheveux sur la plage.

Quand vous serez à la plage faites donc attention à ce qui traîne par terre, on ne sait jamais…

jeudi 17 janvier 2013

Mamy Wata : l’Aphrodite africaine



Mamy wata est plus exactement reliée à la déesse Isis-Hathor, mais dans l’imaginaire populaire, la déesse de l’amour par excellence est la déesse Aphrodite.

Par conséquent,  nous faisons allusion à Aphrodite pour simplement illustrer cet autre attribut de Mamy Wata, la mère des eaux, qui est aussi, d’une certaine manière, la déesse africaine de l’amour.

En tant que protectrice de la famille, elle contrôle ce sentiment, l’amour, qui permet à ma famille de se consolider.

La déesse de la mer n’est pas seulement la protectrice de la famille, et une mère, ce n’est pas uniquement un être spirituel tout puissant, elle est aussi, à moitié, une femme. Et pas n’importe quelle femme, la sensualité personnifiée.

Mamy wata est belle et sensuelle, les formes bien arrondies, et un déhanché à l’image des ondulations de la mer. De ce fait, elle est très charnelle. En Afrique central, elle est même la protectrice des prostituées.

Notre Aphrodite  africaine aime les belles choses, elle aime les bijoux, les parfums, les étoffes de prix.
Elle est séductrice et est la séduction même, en cote d’ivoire, on l’associe aussi à la femme fatale qui réduit en esclavage les hommes qu’elle séduit, mais aussi à une femme à l’appétit sexuel insatiable.

Mamy Wata est, pour certaine culture notamment en Cote d’ivoire,  une entité qui se met en ménage  avec les hommes qu’elle aime.
Des fois, comme souvent à Abidjan elle fréquente les coins chauds, à la recherche d’aventure facile.

Pour conclure, Mamy wata, est même en matière d’amour, toujours entre deux mondes ; à la fois amour tendre et fidèle, luxure et plaisir charnelle

mardi 15 janvier 2013

Mami wata et kouamé le pecheur ( partie 4)


Kouamé, toujours pensif, s’élance sur la mer, mais le cœur léger. Il sait qu’il n’est pas seul, quelqu’un se tient à ses cotés, et l’écoute quand il chante.

Mais cette fois, quelqu’un l’épie, de loin.

Tanoh, caché par la nuit, s’approche lentement de la pirogue de Kouamé qui ne doute de rien, préoccupé par le chant qu’il vient de composer en l’honneur de la belle guérisseuse de son rêve.

Un arc et des flèches en main, il est temps d’en finir avec Kouamé. Il est facile sur la mer, même la nuit de viser un homme, surtout si celui-ci a l’esprit ailleurs.
Tanoh se redresse sur sa pirogue, il n’a toujours pas été découvert, il bande son arc, pointe une flèche vers Kouamé, sur de ne pas manquer sa cible, il tire.

Mais la mer ne peut abandonner ce qu’elle aime, une énorme vague surgit de l’eau calme, écrase la flèche. Une seconde vague, de la taille des jours d’effrois et de destructions, s’abat sur la pirogue de Tanoh et entraîne notre méchant homme vers les profondeurs les plus sombres de la mer.

Kouamé que le bruit des vagues n’a nullement détourné de sa concentration, entonne son chant, lui fait succéder un autre, puis d'autres,  jusqu’au levé du jour.
Et la mère de eaux, Mamy Wata, ravit lui rempli ses filets.

dimanche 13 janvier 2013

Mami wata et kouamé le pecheur ( partie 3)


Mamy Wata est une déesse puissante, Kouamé se réveille rétabli, le mal qui le rongeait à miraculeusement disparu. Mais notre pêcheur, pourtant est songeur. Il a encore en mémoire le rêve étrange qu’il a fait cette nuit.

Toute la journée, devant la joie de ses amis et de sa famille, surpris par sa guérison subite, Kouamé reste pensif.
Il a encore en esprit, la femme d’une beauté extraordinaire, qui le soignait tendrement. Plus étrange encore, la requête qu’il vienne chanter pour elle sur la mer.

Au fond de lui, Kouamé est conscient que ce rêve est la clé de sa guérison, non pas les rituels que sa famille a effectué. La journée s’écoule lentement, et Kouamé a déjà le cœur à la mer, il prépare sa pirogue et ses filets, pendant que le soleil poursuit sa course.

Malheureusement, la bonne santé de Kouamé ne fait pas plaisir à tout le monde, et en plus qu’il s’affaire déjà pour aller pêcher, accroit la haine et la jalousie de Tanoh.

Tanoh a toujours envié à Kouamé sa notoriété et sa chance à la pêche. Il été le meilleur pêcheur du village, jusqu’à ce qu’un jour Kouamé revienne avec sa pirogue pleine, qu’il le refasse les jours suivants au point d’être maintenant le pêcheur le plus réputé de la région.
Devant l’échec de sa tentative d’ensorceler Kouamé, il a décidé de réessayer le plus rapidement possible.

Enfin le soleil se couche, et Kouamé sort sa pirogue pour prendre la mer. Une mer calme et tranquille, ou règne en mère Mamy Wata.

mercredi 9 janvier 2013

Mami Wata et Kouamé le pecheur ( partie 2)




Malheureusement, Kouamé est malade depuis unesemaine, et Mamy Wata souffre de ne pas entendre les chants mélodieux dont Kouamé habille la mer.

Mamy Wata, essaie d’entrer dans les rêves de Kouamé, mais elle n’y parvient pas, son inquiétude grandie de même que sa détermination à savoir.

Elle doit connaitre les raisons de son absence, les raisons pour lesquels il ne chante plus pour elle, c’est décider elle ira au village de Kouamé.

Bien que mi-poisson, Mamy Wata est aussi une femme, et surtout une grande magicienne, aller sur la terre ferme ne lui cause aucune difficulté. La nuit tombée, après quelques formules magiques, la voila sur deux jambes, ses nageoires ayant disparues, en route pour le village de Kouamé.

Elle attend que le village s’endorme, pour se diriger vers la case de Kouamé que son intuition de Déesse à vite fait de repérer.

Elle pénètre dans sa case, elle le trouve sur son lit, fiévreux, grelottant, laissant échapper des gémissements de douleur. Autour de lui, une magie sombre et maléfique empêche tout contact avec les êtres spirituels, et le conduit lentement vers le séjour des morts.

Kouamé est fort, mais il n’est qu’un homme, et il ne peut lutter contre une magie aussi obscure, heureusement qu’elle est venue ce soir, les portes de la mort s’ouvrait pour engloutir définitivement Kouamé.

Mamy Wata, est en plus une guérisseuse, un pourvoir qu’elle fait don à certain de ses adorateurs. Malgré la puissance du maléfice lancé à Kouamé, elle n’a aucune difficulté à lui concocter un remède.

Avant que le jour se lève, elle quitte la case de Kouamé, s’éloigne du village des hommes pour rejoindre la mer son royaume, avec l’espoir que bientôt, les chants de Kouamé viendront faire danser à nouveau les eaux dela mer et la mère des eaux.

samedi 5 janvier 2013

Mami Wata et Kouamé le pecheur (partie 1)


Mami Wata, la déesse de la mer, mi-femme, mi-poisson est la source de nombreuse légende. Dans celle-ci, la mère des eaux nous apparait plus sous des traits différent de la terrible déesse, elle est plus humaine, plus femme, amoureuse et même jalouse.

Kouamé est un pêcheur, comme tous les hommes de son village situé en bordure de la mer. Tous les soirs, il sort sa pirogue, se positionne à coté d’un immense rocher, toujours le même, et il jette son filet.

Kouamé est un habile pêcheur, il rentre toujours chez lui avec une pirogue pleine à craquer, c’est en plus un bel homme et surtout la voix la plus appréciée.
Dans sa pirogue, tous les soirs, après avoir jeté son filet, kouamé chante, chante encore, toute la nuit. Sa voix douce et mélodieuse, se répand sur toute la mer et même dans ses profondeurs.

Une voix digne d’une sirène, une voix à enchanter les reines et même une déesse.

En effet, depuis qu’elle a entendu la voix de Kouamé ; Mami Wata ne peut s’empêcher, tous les soirs, de se poster sous sa pirogue et de l’écouter ravis et séduite. En récompense, mami wata rempli son filet de poisson.

Et un jour, Kouamé tombe malade, il ne peut se lever et ne peut plus se rendre sur la mer pour pêcher, ni pour chanter, ni pour réjouir la déesse des eaux.
A l’endroit habituel ou Kouamé poste sa pirogue, mami wata attend, elle n’entend pas sa voix si mélodieuse, elle apparait à la surface, parcourt la mer de long en large, en vain.
La maladie de Kouamé s’aggrave, son état est de plus en plus alarmant. De sa bouche ne s’échappe qu’un râle d’agonisant.




Et mami wata se languit, la mer est devenue plus morose, ses sujets l’ennuient, les supplications de ses adeptes l’agacent, les chansons de Kouamé, sa voix langoureuse, lui manquent tellement.
Elle a beau parcouru la mer, elle ne trouve rien qui puisse lui donner de la joie, las de se morfondre, elle décide d’aller au village des hommes, demander à Kouamé de revenir chanter pour elle.

mercredi 2 janvier 2013

Les portes entre deux années



Une nouvelle année commence, une nouvelle vie s’ouvre à nous. Des croyances populaires à Abidjan suggèrent qu’entre le dernier jour de l’année écoulée et le premier jour de l’année qui s’annonce, des portes s’ouvrent pour réunir tous les mondes, ainsi les revenants, les êtres surnaturels, les entités spirituelles,  peuvent profiter à nouveau de la vie, et du monde des Humains.

il arrive souvent, dans les endroits chauds d’Abidjan, et tout particulièrement à la rue princesse de Yopougon, dans le tumulte et l’effervescence des fêtes de fin d’année, de faire des rencontres insolites.

Tous ceux qui aiment les plaisirs d’une vie de fêtes, ceux qui n’ont pas oublié la chaleur des nuits Abidjanaises, les frissons des rencontres faciles et vite conclues, tous ceux qui apprécient la débauche et la luxure, se déverse dans la Ville d’Abidjan et se mêlent aux humains.

Entre deux années, tout le monde est à la joie, les revenants et autres entités, aussi. Et parmi les belles aux formes aguicheuses se trémoussant sur les pistes de danse, certaines sont des sirènes, des Mami wata, profitant à nouveau d’une nuit de folie.
Nombreux sont les hommes qui ont ainsi passé des réveillons inoubliables avec des beautés qui ont disparues au petit matin.

Pour certain, se sont des bourgeoises qui s’offrent ainsi d’agréables parenthèses sexuelles, donnant faux noms et jouant les mystérieuses pour déconcerter leurs aimants d’un soir et garantir ainsi leur anonymat.

Mais, pour les amoureux de mystères et de surnaturels, ce sont les prétendues portes séparant les différents mondes qui laissent sortir ces belles de nuits pour une parenthèse de joie, de débauche, de séduction.

J’ai une bonne collection de ses histoires de rencontres insolites, incluant Mami Wata et d’autres êtres surnaturels, je vous les raconterais la prochaine fois.

Car bien qu’étant une déesse adorée et vénérée dans tout le golf de guinée et même au-delà, Mami wata est aussi assimilé à la légèreté sexuelle, protectrice des prostituées et des femmes aux mœurs légères, séductrice et dévoreuse d’homme.